LE BASSIN VERSANT

Les zones humides du territoire

Le bassin versant de l’Hérault comporte une grande variété de zones humides compte tenu de sa diversité géologique, et de son caractère méditerranéen. La surface totale des zones humides occupe 2 % du territoire.

Les zones humides sont définies dans la loi comme « des terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année« .

Ainsi, une zone humide est un espace terrestre (les surfaces en eau des cours d’eau et plans d’eau sont considérés comme zones aquatiques) qui dispose d’une capacité de rétention d’eau permanente ou temporaire. Cette particularité physique la différencie des zones terrestres « sèches », et permet, dans un contexte naturel, le développement d’une végétation spécifique : les habitats caractéristiques des zones humides.

En plus de leur biodiversité exceptionnelle, les zones humides jouent un rôle important pour les activités humaines :

–       un rôle d’éponge en accumulant l’eau en période pluvieuse puis en la resituant progressivement en période sèche,
–       un rôle de filtration par une capacité d’autoépuration de l’eau,
–       un rôle de rétention des eaux en période de crue.

Sur le bassin versant de l’Hérault, les ripisylves constituent la majorité des zones humides (près de 90 % sur une surface totale de zones humides potentielles de 2200 ha) et à ce titre elles sont considérées comme des milieux humides d’une importance majeure. Sur certains territoire du bassin comme en plaine, ces zones humides sont bien souvent les seules zones naturelles; Elles constituent de véritables réservoirs biologiques et créent une zone d’interface entre milieu aquatiques et terrestre.

Le bassin versant comporte aussi des zones humides très particulières comme les prairies humides (plaine de Londres), les zones humides de pentes (contreforts du Larzac), les anciens « estangs » de la plaine de l’Hérault, les mares temporaires des plateaux karstiques et les roselières du lac du Salagou.

Mare sur le plateau du Larzac
Prairie humide de la Plaine de Londres
Bas marais Parc National des Cévennes
Zone Humide de pente, Contrefort du Larzac
Ancien estang à Pézenas
Ripisylve de la Thongue
Roselière du Salagou
Ripisylve de la Buèges

Toutes ces zones humides ont été inventoriées dans le cadre d’une étude portée par l’EPTB en 2018 et certaines d’entres elles seront soumises à des plans de gestion spécifiques adaptés aux enjeux qui les concernent.

Certaines zones humides bénéficient déjà d’une préservation et d’une gestion particulière comme la mare de Notre Dame de l’Agenouillade à Agde, les mares du plateau basaltique de Caux, et surtout les prairies humides de la plaine de Londres où leur préservation va de paire avec le maintien de l’activité pastorale.